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jeudi 7 janvier 2010

EXPOSITION RENOIR AU GRAND PALAIS : LES BAIGNEUSES


Les Baigneuses, 1918-1919, Musée d'Orsay

Les commentateurs ont pour coutume de dire que ce tableau est la synthèse de toute l'oeuvre de Renoir, certains parlent même de son testament artistique.
Dans le Guide de l'Exposition, on trouve le commentaire suivant : " Les Baigneuses de Renoir", longtemps désignées comme des nymphes, se situent en dehors du temps et de toute géographie précise. Le paysage est brossé d'un pinceau léger, avec une transparence qui évoque l'aquarelle. Il suggère plus qu'il ne décrit un cadre méditerranéen idéalisé. La taille des baigneuses alanguies du premier plan est disproportionnée par rapport à celle des arbres et des baigneuses qui s'ébrouent à l'arrière-plan. Le tableau, sans doute peint dans l'atelier de verre que Renoir s'était fait aménager à Cagnes, est un mixte entre le plein air et l'atelier. De la même façon, observation directe des modèles et libre invention se combinent au profit d'un effet décoratif. La justesse anatomique cède ses droits devant les courbes et les arabesques décoratives recherchées par le peintre. Renoir livre une idylle obéissant aux lois de la peinture et du tableau, sur lesquelles la mort et la guerre mondiale qui s'achève n'ont pas de prise."
Quant aux commentaires figurant sur le site Internet du Musée d'Orsay, voici ce qu'ils disent :
"Les deux modèles allongés au premier plan et les trois baigneuses jouant au fond de la composition ont posé dans le grand jardin planté d'oliviers des Collettes, la propriété du peintre à Cagnes-sur-Mer dans le Sud de la France. Le paysage méditerranéen renvoie à la tradition classique de l'Italie et de la Grèce, lorsque "la terre était le paradis des dieux". "Voilà ce que je veux peindre", ajoutait Renoir. Cette vision idyllique est marquée par la sensualité des modèles, la richesse des coloris et la plénitude des formes.

" Les Baigneuses" doivent beaucoup aux nus de Titien et de Rubens, tant admirés par Renoir. Elles traduisent un plaisir de peindre que n'ont pas vaincu la maladie et les souffrances endurées par le peintre à la fin de sa vie."

En ce qui me concerne, je reste perplexe devant ce tableau. Si je ne le situe pas par rapport à l'oeuvre passée de Renoir, si je ne me place pas dans la position d'un historien de la peinture, que vois-je ?
Un tableau dont tout l'espace est occupé par les formes et les couleurs, on observe deux morceaux de ciel bleu avec quelques légers nuages en haut à gauche et à droite. Le tableau est donc particulièrement dense, le spectateur en prend plein les yeux. Mais ces couleurs et ces formes ne transcrivent pas la réalité, ils restituent la vision du peintre, celle qu'il a dans sa tête. Ainsi, les deux baigneuses créent elles-mêmes un environnement qui leur ressemble. Les corps sont potelés, sensuels et en même temps un peu diformes. Certains commentateurs ont même observé que le coude droit de la baigneuse du premier plan pouvait apparaître comme un troisième sein.
A cet égard "les Baigneuses" tranchent avec les tableaux de la période impressionniste.
En revanche, ce qui est extraodinaire ici c'est le rendu de la chair et de la peau des deux femmes ainsi que la transparence du tissu qui va de l'une à l'autre établissant un lien sexuel magique entre les deux corps. On retrouve également un chapeau de paille en premier plan à gauche, accessoire indispensable dans les pays du soleil.
Curieusement, ce tableau annonce les évolutions futures de la peinture. Les corps des femmes qui semblent peints sous plusieurs angles - ce qui donne de la masse aux silhouettes - préfigurent certaines femmes de Picasso, voire de Botero. On retrouve aussi quelques traits de la période ingresque de Renoir.
En définitive, je reste sur ma fascination pour le Renoir impressionniste, fascination que je ressens beaucoup moins pour le Renoir du XXème siècle.

1 commentaire:

  1. Je suis moyennement sensible à l'étalage de gigots ! Et vlan ! Ce tableau de Renoir ne m'inspire pas. J'y trouve ses modèles presque repoussants et les couleurs pastel m'ennuient !

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